Le fétichisme du pied de Emmanuelle Béart

Le fétichisme du pied de Emmanuelle Béart

L’actrice se confie sur l’érotisation de ses pieds nus ou ornés de chaussures

Le film L’Enfer (en photo) réalisé par Claude Chabrol en 1994 comporte deux scènes magnifiques où Emmanuelle Béart s’affirme dominante voire dominatrice avec deux hommes auxquels elle impose tour à tour le fétichisme de ses pieds nus ! Emmanuelle Béart interprète Nelly la jeune épouse de Paul qui est un hôtelier dans le sud de la France. Emmanuelle Béart entretient une relation adultère réelle ou imaginaire selon le regard jaloux de Paul avec un autre homme nommé Martineau. Paul interprété par François Cluzet est allongé par terre dans l’herbe quand son épouse Nelly interprétée par Emmanuelle Béart se tient altière debout au-dessus de lui en glissant les orteils de son pied nu dans la bouche de son mari ! Dans une seconde scène du film L’Enfer, Martineau interprété par Marc Lavoine est allongé par terre dans l’herbe quand son amante Nelly interprétée par Emmanuelle Béart se tient altière debout au-dessus de lui en écrasant sous les orteils de son pied nu les lèvres de son amant ! Les deux très belles scènes de fétichisme du pied de Emmanuelle Béart dans L’Enfer sont totalement justifiées par le scénario du film.

Emmanuelle Béart écrase sous son pied nu les lèvres de Marc Lavoine en marquant ainsi sa suprématie féminine d'irrésistible épouse adultère sur son amant dans le film L'Enfer de Claude Chabrol en 1994
Emmanuelle Béart écrase sous son pied nu les lèvres de Marc Lavoine en marquant ainsi sa suprématie féminine d'irrésistible épouse adultère sur son amant dans le film L'Enfer de Claude Chabrol en 1994

Emmanuelle Béart a expliqué comment la mise en scène de Claude Chabrol utilisait le fétichisme du pied et les autres fétichisme du corps de la femme pour illustrer la jalousie du mari de Nelly lors d’une interview accordée au magazine Première en février 1994 « Claude filme Nelly à travers le regard de son mari. C’est un regard de fétichiste qui découpe mon corps. Il s’arrête sur une cheville, sur le galbe d’un pied dans une sandale, sur une chaussure qui se balance. Ce n’est plus une femme qu’il regarde, c’est un puzzle érotique qui l’obsède et le rend fou ». L’actrice a souligné l’importance de l’érotisation de ses pieds dans le film L’Enfer au cours d’un entretien accordé à Studio Magazine en 1994 « Dans L’Enfer, tout est une question de détails. Une chaussure à talon, pour le personnage de Paul, c’est déjà une menace, c’est déjà le signe d’une sexualité qui lui échappe. Le fétichisme est partout dans le film car c’est le seul langage qui lui reste pour tenter de posséder Nelly. Jouer avec cette érotisation du pied, c’était une façon de montrer la vulnérabilité du personnage ».

Emmanuelle Béart débout fait sucer ses orteils par François Cluzet comme un symbole de sa naturelle domination féminine de jeune épouse triomphante sur son mari dans le film L'Enfer de Claude Chabrol en 1994
Emmanuelle Béart débout fait sucer ses orteils par François Cluzet comme un symbole de sa naturelle domination féminine de jeune épouse triomphante sur son mari dans le film L'Enfer de Claude Chabrol en 1994

Emmanuelle Béart a décrypté la manière dont son corps et notamment ses pieds deviennent un instrument de torture psychologique pour son mari dans le dossier de presse du film L’Enfer en 1994 « Mon corps est l’instrument du supplice de Paul. Chaque partie de moi, mes jambes, mes pieds nus sur le carrelage, devient un motif de suspicion. Chabrol sait très bien filmer ce fétichisme-là : celui qui transforme un détail innocent en une preuve de culpabilité sexuelle. C’est une nudité très étrange, presque clinique ». Emmanuelle Béart avait ajouté ce détail sur la direction d’acteur de Claude Chabrol lors d’une rétrospective sur le réalisateur à la Cinémathèque Française « Claude me disait souvent de faire attention à ma manière de poser le pied, de bouger mes orteils. Il savait que le fétichisme passait par ce genre de micro-mouvements qui allaient rendre la jalousie du mari crédible à l’écran ».

Je trouve que le pied est une partie du corps extrêmement intime, presque plus que le sexe

Emmanuelle Béart a incarné une Maîtresse sadomasochiste professionnelle pour les hommes soumis aux femmes dominatrices dans le film My Mistress réalisé par Stephen Lance en 2014. Auparavant Emmanuelle Béart avec déjà incarné des rôles de femmes dominantes voire dominatrices avec des hommes en utilisant la puissance érotique de leurs pieds dans le film L’Enfer de Claude Chabrol en 1994 mais aussi dans le film Une Femme française de Régis Wargnier en 1995. Dans le film Une Femme française, une scène culte pour les fétichistes des pieds féminins montre Daniel Auteuil embrassant le pied d’Emmanuelle Béart qui incarne Jeanne. L’actrice s’est confiée sur la puissance érotique de ce geste de fétichisme du pied lors de la promotion du film dans une interview accordée au magazine Studio en avril 1995 « Il y a dans le film cette scène où Daniel m’embrasse le pied. C’est une image d’une soumission et d’une passion folles. Je trouve que le pied est une partie du corps extrêmement intime, presque plus que le sexe. C’est le point d’ancrage, et le voir ainsi érotisé raconte tout du personnage de Jeanne : elle est une reine qu’on adore et qu’on veut posséder totalement ».

La chaussure est un objet de fétichisme absolu

Emmanuelle Béart s’est confiée sur son rapport à ses pieds et à ses chaussures qu’elle lie à une forme de mise en scène de soi dans un entretien au magazine Vogue France en 2003 lors de la sortie de son film Nathalie… réalisé par Anne Fontaine « La chaussure est un objet de fétichisme absolu. Pour moi, c’est ce qui définit une démarche, une cambrure. Dans le travail sur un personnage, tout commence par les chaussures. Si l’on change de hauteur de talon, on change de sexualité, on change de rapport au sol et donc de rapport aux autres. C’est un outil de séduction très puissant et très précis ». Lors d’un entretien plus récent dans l’émission Passage des arts sur France 5 en 2020, Emmanuelle Béart analyse comment le public et les photographes ont tendance à fétichiser des détails de son anatomie tels que ses lèvres, ses yeux, et évidemment ses pieds « On a beaucoup morcelé mon corps. On s’est arrêté sur un détail, une bouche, un regard, parfois des pieds dans une chaussure ouverte. C’est le propre du regard fétichiste de ne voir qu’une partie au lieu du tout. J’ai mis du temps à accepter que l’on puisse fantasmer sur des détails qui, pour moi, étaient juste… moi ». Emmanuelle Béart est une actrice fabuleuse qui sait s’investir totalement dans ses personnages jusqu’aux poses de ses pieds nus pour le plus grand bonheur des spectatrices et des spectateurs. Emmanuelle Béart est vraiment une femme fantastique !

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