Explication de la fin de Death Wish

Explication de la fin de Death Wish

La résurrection d’une étudiante et l’avènement d’un justicier

La fin de Death Wish réalisé par Eli Roth en 2018 mérite une explication ainsi que plusieurs points surprenants du film ! La fin du film Death Wish avec Bruce Willis qui tend son doigt en mimant un pistolet pointé vers un homme en fuite ouvre en effet la voie à deux interprétations radicalement opposées. Cette image très forte au sens équivoque a d’ailleurs été utilisée plusieurs fois sur les affiches du film Death Wish selon les pays d’exploitation. La ravissante Camila Morrone interprète Jordan Kersey âgée de 18 ans qui entre à l’Université de New York pour sa résurrection en tant qu’étudiante mais le dernier geste de son père Paul Kersey interprété par Bruce Willis peut avoir des multiples conséquences !

Leur fille de 18 ans est capturée

L’intrigue du film Death Wish est cruelle. Médecin urgentiste, Paul Kersey partage une belle existence avec sa famille dans les quartiers bourgeois de Chicago. Ce rêve parfait est brutalement anéanti par un cambriolage à domicile qui dégénère. Sa femme est assassinée et Jordan leur fille de 18 ans est capturée puis abandonnée dans un coma profond. Alors que l’enquête de police piétine, Paul Kersey, submergé par le désespoir et la soif de vengeance, décide de ne plus attendre la justice. Le père déterminé à traquer lui-même les responsables de ce drame abandonne son serment de médecin pour devenir un justicier impitoyable !

L’homme qui a tué sa mère

Quelle est l’explication de la fin de Death Wish ? Paul Kersey quitte l’hôpital avec sa fille Jordan en fauteuil roulant. Lorsque Paul Kersey et Knox, interprété par Beau Knapp, se rencontrent dans l’ascenseur de l’hôpital, il semble étrange que Paul fasse comme s’il ne connaissait pas cet homme. En réalité, Paul fait seulement semblant de ne pas connaître Knox pour empêcher sa fille, Jordan, de savoir que c’est l’homme qui a tué sa mère. Pour Jordan, sortir du coma et apprendre le décès de sa mère est déjà suffisamment difficile. Mais Paul sait bien que Knox est le responsable du meurtre de son épouse puisqu’il va ensuite acheter légalement des armes pour défendre sa famille et abattre Knox !

L’université de New York où la jeune étudiante suit ses cours

Knox prépare une embuscade devant la maison de Paul Kersey, mais Paul aperçoit un inconnu qui court dans le jardin alors il ordonne à Jordan de se cacher et d’appeler la police. Après avoir tué les hommes de Knox, Paul Kersey est blessé par balle par Knox ! Mais Paul parvient à sortir un fusil caché et il abat Knox ! Ce point intrigant du film Death Wish mérite une explication ! Au moment où Knox s’apprête à tuer Paul Kersey sur le canapé, il est distrait par les cris de Jordan à l’étage. Juste une seconde. Mais cela offre à Paul Kersey le temps de donner un coup de pied dans la table basse et d’ouvrir un tiroir secret contenant le fusil d’assaut, qu’il utilise ensuite pour tuer Knox ! Où Kersey a-t-il bien pu trouver une table à tiroir secret pour arme à feu ? Cela remonte à la publicité pour l’armurerie que Paul Kersey regarde au début du film Death Wish, lorsque Heather, la sympathique vendeuse avec des beaux seins, lui présente leur collection de “mobilier tactique”. Ainsi, Paul Kersey a tout mis en œuvre pour sécuriser sa maison, allant jusqu’à se préparer à l’éventualité où il aurait besoin de se défendre par surprise depuis son canapé dans son sous-sol ! La police arrive après la tuerie en acceptant la version de Paul après qu’il ait laissé entendre en avoir fini avec la vengeance. Quelques mois plus tard, Paul Kersey dépose sa fille Jordan complètement rétablie devant l’université de New York où la jeune étudiante suit ses cours lorsqu’il aperçoit un voleur en train de dérober un sac ! Paul interpelle le voleur en pointant vers lui son doigt en forme de pistolet.

Paul savait que Knox reviendrait pour l’assassiner

Paul Kersey éprouvait manifestement du plaisir à jouer les justiciers, même lorsqu’il s’en prenait à des criminels pris au hasard qui n’avaient aucun rapport avec la mort de son épouse. Paul sourit chaque fois que quelqu’un à la radio le qualifie de héros. Il adore ça ! Mais maintenant que sa fille Jordan est sortie de l’hôpital, même Paul sait qu’il est temps de mettre fin à sa double identité de justicier. Paul décide d’aller au magasin d’armes et d’acheter légalement d’autres armes alors qu’il avait déjà un pistolet Glock, car Paul savait que Knox reviendrait pour l’assassiner ! Avant même d’entrer dans l’armurerie, Paul s’est forgée l’intention de mettre un terme à toute cette affaire après la confrontation finale. Il aurait été évidemment très suspect que Paul tire sur les intrus dans sa maison avec le pistolet Glock d’un homme mort. Mais avec des documents de détention d’armes parfaitement légaux, la police n’a plus aucune raison de penser que Paul Kersey ne serait pas simplement un père de famille inquiet qui protège sa maison.

La morale très américaine de l’histoire du film Death Wish

Pourtant l’inspecteur Raines, interprété par Dean Norris, savait pertinemment que Paul Kersey était le justicier. Lorsque l’inspecteur Raines interroge Paul Kersey au sujet de ses armes légales, il lui demande s’il a possédé un pistolet Glock auparavant. Paul Kersey répond qu’il en avait un, mais qu’il s’en est débarrassé. « Pour de bon ? », demande l’inspecteur Raines. « Pour de bon », répond Paul Kersey. En d’autres termes, l’inspecteur Raines sait tout ! L’arme que Paul Kersey a récupéré sur le corps d’un malfrat mort était un pistolet Glock. C’est la même arme que Paul utilise tout au long du film Death Wish pour abattre les criminels ! Après leur conversation, Paul Kersey et l’inspecteur Raines savent tous les deux que l’autre sait tout, et cela ne les dérange pas. Car là réside la morale très américaine de l’histoire du film Death Wish : la justice expéditive appliquée par un justicier solitaire est une bonne chose !

Le père justicier fait semblant d’abattre le voleur avec le sourire

Même après avoir eu une conversation sincère avec l’inspecteur Raines sur son pistolet Glock qu’il n’utiliserait plus, Paul Kersey a encore un peu de justicier en lui. Le film Death Wish se termine avec Paul Kersey observant un voleur s’enfuir après avoir dérobé un sac. Paul Kersey l’interpelle, pointe son doigt vers lui puis le père justicier fait semblant d’abattre le voleur avec le sourire comme s’il débarrassait le monde de tous les malfrats afin de mieux protéger sa fille de 18 ans. Paul Kersey laisse le voleur s’enfuir cette fois-ci. Deux hypothèses sont alors possibles. La première hypothèse est que Paul Kersey a vraiment renoncé à faire le justicier dans la ville alors il n’abat pas le voleur et il sourit car il serait en paix avec lui-même. La seconde hypothèse est que Paul Kersey reste un justicier et que ce voleur est désormais dans sa ligne de mire ! La seconde hypothèse est confortée par le film d’origine Un Justicier dans la ville réalisé par Michael Winner en 1974 avec Charles Bronson qui a inspiré Death Wish. En effet, Un Justicier dans la ville a eu plusieurs suites au cinéma où Charles Bronson continuait d’être un justicier donc il parait clair que Paul Kersey continuera lui aussi d’être un justicier ! Le dernier geste de Paul Kersey marque l’avènement d’un justicier !

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