Les femmes qui dominent leur mari au cinéma
Le cinéma accorde une place de plus en plus importante aux Maîtresses BDSM et à leurs hommes esclaves soumis dans le cadre d’une relation de domination féminine tarifée. Le meilleur film de domination féminine sadomasochiste avec une Maîtresse professionnelle est le film français Maîtresse réalisé par Barbet Schroeder en 1975 avec Bulle Ogier dans le rôle de Maîtresse Ariane qui domine et humilie des hommes soumis dans son donjon SM à Paris. Le cinéma s’est également intéressé aux épouses qui dominent leurs maris dans le cadre de leur vie conjugale quotidienne. Cependant relativement peu de films mettent en scène des épouses dominatrices alors que beaucoup de couples vivent réellement une telle relation de domination féminine en permanence ou simplement par moments de puissance féminine quand la femme mariée estime qu’elle doit prendre l’ascendant sur son mari en le dressant à ses volontés. Le meilleur film avec une épouse dominatrice est Lunes de fiel (en photo) réalisé par Roman Polanski en 1992 avec Emmanuelle Seigner en femme mariée dominatrice dans une passionnante adaptation au cinéma du roman éponyme Lunes de fiel de Pascal Bruckner. Les personnages d’épouses dominatrices commencent à apparaître au cinéma en démontrant leur naturelle supériorité féminine lors d’une ou plusieurs scènes et, plus rarement, d’un film entier.
Le film Lunes de fiel dresse le portrait d’un couple parisien où la jeune épouse domine son mari plus âgé qu’elle en lui imposant le piétinement sous la semelle de son escarpin et les humiliations sous son joug. La jeune épouse dominatrice se délecte de faire cocu son mari en vivant devant lui sa relation adultère avec un autre homme. La jeune Maîtresse ligote son mari sur une chaise, elle écrase son torse sous sa semelle, elle renverse la chaise, elle ôte son imperméable en vinyl noir, elle se place nue debout au-dessus de son mari immobilisé sur le plancher, puis elle s’accroupit afin de s’asseoir avec sa vulve sur le visage de son mari. Le mari soumis est le jouet de sa jeune épouse dominatrice car il doit marcher nu à quatre pattes afin qu’elle se divertisse en le fouettant et en le piétinant sous ses escarpins à talons hauts. La jeune épouse dominatrice douche son mari à l’eau froide ou elle le regarde avec mépris ramper nu par terre ou elle impose la chasteté à son mari soumis en lui interdisant la masturbation. Emmanuelle Seigner interprète splendidement le rôle de la jeune Maîtresse qui a su imposer un mariage gynarchique à son mari. Le mari soumis interprété par Peter Coyote vit en abnégation devant sa jeune épouse en lui massant les orteils dans un jardin public dès qu’elle lui murmure : « J’ai froid aux pieds ». Lunes de fiel est une très belle histoire d’amour sadomasochiste où la jeune épouse s’épanouit dans la domination féminine tandis que son mari constate jour après jour que sa place est aux pieds de sa femme dominatrice. Emmanuelle Seigner est fascinante dans ce fabuleux film de domination féminine qui s’inscrit comme la normalité entre une jeune Française dominatrice et son mari soumis.
Le film Do Not Disturb en 2012 permet d’admirer Laetitia Casta incarnant une jeune épouse dominatrice lors d’une scène clé bien que son couple ne s’inscrive pas dans une relation de domination féminine. Laetitia Casta interprète le rôle de Anna mariée avec Ben. Le matin, Anna jouée par Laetitia Casta fesses nues sous sa marinière se dirige vers le lit conjugal pour chevaucher son mari en introduisant sa verge en érection à l’intérieur de son sexe pour lui faire l’amour comme si elle utilisait un sextoy humain ! Anna fait des va-et-vient avec son bassin afin de provoquer une éjaculation lorsque Ben tente de se rebeller. La jeune épouse donne alors une bonne gifle bien sonore à son mari en lui intimant l’ordre « Allez, ferme la ! ». La scène est relativement courte mais elle montre à quel point une jeune épouse peut s’avérer dominatrice lors d’une relation sexuelle quand elle a un but : le jet de sperme à l’intérieur de son vagin ! Le film Do Not Disturb questionne très intelligemment les désirs des hommes et des femmes tout au long de son récit en confrontant notamment le meilleur ami de Ben à deux jeunes femmes qui souhaitent le sodomiser avec leur gode-ceinture. Do Not Disturb n’est pas un film de domination féminine mais la gifle distribuée par Laetitia Casta et la proposition de l’amour à trois avec un gode-ceinture redéfinissent la position dominante des femmes au cours d’un acte charnel. Laetitia Casta est magnétique.
Les films mettant en images un mariage gynarchique avec une épouse dominatrice ou un moment de la vie d’un couple lorsque l’épouse agit comme une dominatrice ne sont pas des fantasmes mais des miroirs de la vie réelle. De plus en plus de couples apprécient de vivre une relation de domination féminine permanente ou ponctuelle où l’épouse est naturellement dominatrice et le mari naturellement soumis. Le roman autobiographique La Vénus à la fourrure de Leopold von Sacher-Masoch avait déjà souligné dès sa parution en 1870 l’épanouissement que peut ressentir une femme en dominant des hommes soumis avant que l’écrivain épouse lui-même Wanda von Sacher-Masoch en vivant un mariage régi par un contrat de domination féminine privant le mari soumis de sa liberté. Le roman La Vénus à la fourrure a été porté plusieurs fois à l’écran dont la très belle adaptation au cinéma La Vénus à la fourrure (en photo) de Victor Nieuwenhuijs et Maartje Seyferth en 2014 avec Anne van de Ven dans le rôle de Wanda. Aujourd’hui, chaque couple peut laisser libre cours aux envies de domination féminine d’épouses épanouies quand elles dominent leurs maris en s’inspirant, pourquoi pas, des plus belles scènes de domination féminine au cinéma.


