Les Maîtresses BDSM et leurs soumises sadomasochistes au cinéma
Les films avec des dominatrices lesbiennes sont assez rares au cinéma. Paradoxalement, le cinéma contemporain propose un plus grand nombre de films avec des Maîtresses dominatrices d’hommes soumis témoignage d’une acceptabilité plus grande de la soumission masculine à la naturelle supériorité féminine des dominatrices sadomasochistes. Certes, le cinéma européen regorge de films de séries B produits durant les années 70 où figurent des femmes sadiques qui dominent cruellement des femmes soumises se déroulant très souvent dans des prisons pour femmes toutefois la quasi totalité de ces films ne mettent jamais en scène des lesbiennes soumises consentantes en faisant disparaître la notion de plaisir au profit d’actes purement pervers destinés à satisfaire la libido des spectateurs bien plus que l’imaginaire de ses rares spectatrices. Après ces errements entre sadisme et voyeurisme, le cinéma contemporain a enfin commencé à proposer des films avec des lesbiennes soumises aimant être dominées par des femmes dès les années 80. L’apparition des lesbiennes BDSM au cinéma correspond à l’émancipation des lesbiennes BDSM dans la société à la même époque avec des lesbiennes bien plus délurées et exploratrices que leurs consœurs hétérosexuelles ! Une étude intitulée Demographic and psychosocial features of participants in BDSM publiée dans le Journal of sexual medicine en 2008 a analysé un échantillon de 19 307 personnes en constatant que la pratique du BDSM est statistiquement deux à trois fois plus fréquente chez les personnes s’identifiant comme lesbiennes, gays ou bisexuels que chez les hétérosexuels. Alors que 1,8 % de la population déclarait avoir pratiqué le BDSM au cours des 12 derniers mois, ce chiffre monte à 4,4 % pour les personnes lesbiennes et gays en atteignant 14,2 % pour les personnes bisexuelles. Parmi les lesbiennes sadomasochistes, 30% de lesbiennes BDSM se définissent comme dominantes et 69% de lesbiennes BDSM se définissent comme soumises dans une étude de la California Graduate Institute en 2008. Les relations lesbiennes sadomasochistes n’ont rien d’un fantasme masculin projeté sur des femmes mais elles correspondent bien à un véritable désir de domination et soumission entre femmes réellement adeptes du BDSM.
La relation sadomasochiste entre deux lesbiennes est filmée quasiment comme un documentaire avec la caméra qui se place volontairement hors de la chambre
Assez étrangement, l’un des films les plus justes sur le représentation de la domination lesbienne au cinéma est une production de série B intitulée The Watcher (en photo) avec Nicolas Cage et Robin Tunney. Dans The Watcher, la relation sadomasochiste entre deux lesbiennes est filmée quasiment comme un documentaire avec la caméra qui se place volontairement hors de la chambre où se déroulent les séances de domination lesbienne. En effet le film The Watcher relate la surprise d’un homme venant de racheter un motel en découvrant que le propriétaire précédent avait installé des miroirs sans tain dans chaque chambre. L’homme voyeur assiste alors en spectateur invisible aux véritables rapports sexuels des occupantes et occupants des chambres de son motel. Là, dans une chambre du motel, deux femmes se donnent rendez-vous avec l’une qui devient dominatrice et l’autre qui devient soumise durant leur séance privée de domination lesbienne qui n’est évidemment pas destinée à un regard masculin car les deux jeunes femmes ignorent tout de la présence potentielle d’un voyeur derrière le miroir de leur chambre ! Kimmy Jimenez, qui a joué dans le film sous son pseudonyme Kimberly Hittleman, incarne Becky la jeune soumise en lingerie. La sublimement belle Kassia Conway incarne Cassie la blonde dominatrice. La soumise lesbienne attend sur le lit de la chambre du motel que sa Maîtresse lesbienne entre dans la pièce pour attacher une laisse à son collier d’esclave. La jeune dominatrice lesbienne fait mettre sa soumise à genoux puis à 4 pattes en la tenant en laisse ! La dominatrice fouette les fesses de sa soumise lesbienne et elle manipule sa tête en la tirant par les cheveux ! La jeune Maîtresse lesbienne ordonne à sa soumise lesbienne de se mettre en levrette pour lécher ses escarpins afin de les nettoyer ! Ensuite la jeune Maîtresse sadomasochiste ordonne à sa soumise lesbienne de s’agenouiller pour lui offrir un cunnilingus ! Lors d’une autre scène, Kassia Conway qui incarne Cassie domine la mystérieuse Jessica de la chambre 6 interprétée par Jacque Gray. La jeune Maîtresse lesbienne roule un drap blanc entre ses mains pour prodiguer un breathplay à sa soumise lesbienne tout en l’embrassant et en la caressant ! The Watcher est un film trouble plutôt méconnu qui, sous ses aspects de thriller, s’avère en fait une très belle captation des plaisirs sadomasochistes entre femmes lesbiennes !
Des superbes films de domination lesbienne salués comme autant de merveilles par la presse française et internationale
Les vrais bons films avec des Maîtresses lesbiennes ont pour point commun de partager une esthétique raffinée parfois froide mais toujours très féminine. À ce titre, Les nuits rouges du bourreau de Jade avec Frédérique Bel s’impose comme un monument d’esthétique glaciale sublimant la domination lesbienne sadomasochiste ! En Espagne, la talentueuse Erika Lust a réalisé des superbes films de domination lesbienne salués comme autant de merveilles par la presse française et internationale de Elle à Marie-Claire en France jusqu’au journal espagnol El Pais. Les films avec des véritables lesbiennes SM constituent un genre à part destiné à un public de niche, dans les deux sens du terme, mais ces films conjuguent très souvent la passion froide des désirs sadomasochistes entre femmes avec la beauté d’images rares aussi magnifiques que fascinantes !


